Blog

Vignette de Comment mieux gérer son temps?

Comment mieux gérer son temps?

Cet article est un extrait de Passion d'Apprendre Magazine (vous pouvez le télécharger intégralement et gratuitement sur ce lien : https://passiondapprendre.com/Passion_d_Apprendre/m-Magazine-magazine )
1)      Par quoi commencer lorsque l’on veut mieux s’organiser mais que l’on est totalement débordé ? 
Lorsque l’on est débordé, et que l’on désire mieux s’organiser, il est intéressant de marquer une pause, et de clarifier son esprit ! Ceci demande de rédiger posément par écrit ce que l’on a à faire, et ce, dès la veille, pour chaque lendemain. Ainsi, le subconscient se charge de prendre le relais pendant que l’on dort. Et le lendemain, on sait déjà, ce qu’il nous faut faire. Il ne nous reste plus qu’à exécuter notre plan.

2) Quelles sont les meilleurs outils de gestion du temps selon vous ? 
-          Les meilleurs outils de gestion du temps, selon moi, reste la méthode Pomodoro (Application gratuite). Elle nous permet d’exécuter un nombre de tâches en un laps de temps bien défini, ce qui nous permet de canaliser notre énergie. Puisque concentré durant cette période choisie, on accomplit plus. C’est la distraction qui nous fait perdre beaucoup de temps. C’est peu dire. Quand on reste concentré, la tâche se réalise sans problème mais quand nous ne le sommes pas, il faut attendre que la concentration revienne pour bien travailler.
-          Un agenda dans lequel on note ce que l’on a à faire et pourquoi. Quand on sait pourquoi on fait les choses, cela donne du sens à notre travail et donc, à notre journée, puis augmente aussi la confiance en soi : On a la sensation du travail accompli et de l’avoir bien fait. Ainsi, on ne se perdra plus à réaliser des tâches sans importance. Ce sont de grandes voleuses de temps. Alors qu’il nous faut nous concentrer uniquement sur les tâches dites urgentes et importantes.

3)      Quelles sont les pires habitudes de gestion du temps ? 
-          Les pires habitudes de gestions du temps sont de rédiger des to-do list trop grandes et que l’on ne tient jamais.
-          Le multi-tâche. Faire plusieurs choses à la fois est contre-productif. A vouloir courir deux lièvres à la fois, on n’en n’attrape aucun et l’attention est divisée.
-          La procrastination : oui, remettre toujours au lendemain, cela nous met en retard. On a tous 24h, en une journée, ce que l’on repousse, ne fait que rajouter du surplus à notre cerveau, lequel ne peut plus trier efficacement.
4)      Quel conseil donneriez-vous à une personne qui aimerait gagner une heure de productivité par jour ? 
-          Le conseil que je donnerai est simple, il consisterait à rédiger peu de choses à faire en vérité, en tenant en compte ce qui est urgent et important mais d’aller jusqu’au bout de la tâche, et de n’en commencer une autre, que quand l’ancienne est finie. En clair, faire une tâche à la fois, mais jusqu’au bout.
Vignette de Les neurosciences affectives et sociales pour comprendre l’expérience humaine

Les neurosciences affectives et sociales pour comprendre l’expérience humaine

Cet article est un extrait de Passion d'Apprendre Magazine (vous pouvez le télécharger intégralement et gratuitement sur ce lien : https://passiondapprendre.com/Passion_d_Apprendre/m-Magazine-magazine )
1)   Comment les neurosciences peuvent aider à mieux éduquer? 
 
Nous sommes en pleine révolution! Des chercheurs cliniciens comme Catherine Gueguen, Christophe André ou moi, cherchons à faire des ponts entre ce qu’on observe auprès de nos patients et ce que disent les neurosciences. À cet effet, le courant des neurosciences affectives et sociales est fondamental pour mieux comprendre l’expérience humaine.
 
Précédemment, les neurosciences cognitives ont permis un bel essor pour faire des liens entre la biologie et la psychologie, mais elles sont essentiellement restées cantonnées au fonctionnement cérébral. On a alors bien documenté les processus cognitifs, mais on a oublié les processus émotionnels et affectifs. Or, on attend de la part des enfants et des adolescents des prouesses qu’ils ne sont pas encore capables de réaliser.
 
En fait, notre cerveau n’atteint sa pleine maturité que dans la quarantaine, car on voit un épaississement progressif du cortex surtout préfrontal – la partie la plus humaine de notre cerveau – jusqu’aux alentours de 45 ans. Après, deux groupes se forment. Un groupe qui va voir cette épaisseur se maintenir tout au long de leur vie et les personnes vivront une vieillesse en santé sur le plan cognitif et affectif. Un second groupe verra l’épaisseur du cortex être altérée et ces personnes seront fortement à risque de développer les symptômes des maladies neurodégénératives.
 
Donc, il est clair que cela prend plusieurs décennies pour que le cerveau développe l’ensemble de son potentiel. Aussi, il est encore plus clair que les enfants et les adolescents n’ont pas atteint un degré de développement suffisant pour gérer tous les défis qu’ils rencontrent aujourd’hui. Allan Shore a d’ailleurs montré les étapes successives des acquisitions en termes de ressources durant l’enfance et l’adolescence. Cela prend du temps et il ne sert à rien de précipiter les choses.
 
En résumé, il y a une séquence dans la maturation du cerveau. Durant la petite enfance, c’est le cerveau émotionnel qui prédomine. Durant l’enfance, c’est l’hémisphère droit, la partie du cerveau qui organise les affects. Durant l’adolescence, c’est l’hémisphère gauche qui prend sa place et offre les ressources nécessaires à l’analyse et la logique. Et puis, il faudra encore 25 ans pour que le préfrontal puisse vraiment créer assez de connections entre les aires des deux hémisphères pour que le tout soit optimisé.
 
On sait également que, et Boris Cyrulnik en parle beaucoup, le cerveau crée quelque 300 millions de synapses par jour durant la petite enfance et l’adolescence si, et seulement si, le jeune se sent en sécurité. Cette sécurité se base sur la qualité du lien entre lui et un adulte – souvent le parent, mais aussi la puéricultrice ou l’enseignant – voire un groupe d’amis durant l’adolescence. Dès qu’il se sent insécurisé, les mécanismes de défense lui permettent de réagir, mais bloquent aussi le processus de maturation cérébrale.
 

2) Quels sont les impacts pour les jeunes lorsqu’on leur demande des choses pour lesquelles ils ne sont pas encore biologiquement prêts? 
 
On a cru depuis les années 1970 que tout se jouait avant 6 ans. S’il est vrai que le cerveau crée beaucoup de synapses durant la petite enfance, on a cru qu’il fallait stimuler continuellement les enfants. Or, on les a sans doute trop stimulés. Au départ, c’était avec des adultes ou les pairs. On voyait moins les effets problématiques d’une surstimulation, car le lien sécurisait le jeune.
 
Aujourd’hui, on se rend compte que les écrans ont pris trop de place. L’enfant joue moins corporellement, il devient plus maladroit. L’écran déclenchant beaucoup de dopamine dans l’aire cérébrale du plaisir, l’enfant est ainsi moins attiré par des jeux comme les légos, les figurines, les morceaux de bois, etc. Il a donc perdu beaucoup en termes de développement psychomoteur.
 
Une étude publiée en 2018 a montré, au Québec, que 28% des enfants avaient, à l’âge de 4 ans, des difficultés dans au moins une des cinq sphères de son développement. C’est 7% plus élevé que la dernière étude épidémiologique publiée en 2012. Pire, on constate qu’une fillette sur cinq rencontre des défis, mais c’est un gars sur deux. On est en train d’échapper les garçons…
 
Bien sûr, il y a plusieurs facteurs qui expliquent ces statistiques, mais les écrans jouent un rôle pernicieux dont on commence seulement à comprendre les effets. Par ailleurs, les approches normatives, souvent inspirées des techniques cognitivo-comportementales et basées sur le langage verbal, ont aussi leur part de responsabilité, surtout auprès des garçons. En cause, le manque de mouvement et la croyance que la communication ne se base que sur le verbal.
 
Ainsi, faut-il s’étonner qu’on diagnostic 23% des jeunes avec un trouble de l’attention a/s hyperactivité et que 15,1% des élèves de 12 ans doivent prendre de la Ritaline pour fonctionner à l’école ? Si ce sont majoritairement les garçons qui reçoivent ce diagnostic, les adolescentes se voient surtout suspectées de dépression et de bipolarité, voire de comportements bordeline! C’est le prix que, collectivement, nous payons pour avoir voulu trop forcer les choses…

  3) Quelle serait la meilleure pratique pour un cerveau en pleine forme?  
Les études scientifiques ont mis en évidence des habitudes de vie pour que le cerveau soit en forme: avoir une attitude positive face aux aléas de la vie, canaliser le stress et l’anxiété de manière constructive, développer des relations sereines, maintenir des activités intellectuelles et s’éloigner de la nourriture industrialisée, ainsi qu’utiliser les événements comme des opportunités pour apprendre et développer de meilleures ressources affectives et sociales!
Vignette de A quoi bon être intelligents, si c’est pour détruire la vie ?

A quoi bon être intelligents, si c’est pour détruire la vie ?

Cet article est un extrait de Passion d'Apprendre Magazine (vous pouvez le télécharger intégralement et gratuitement sur ce lien : https://passiondapprendre.com/Passion_d_Apprendre/m-Magazine-magazine )
1)      Quels sont les pièges à éviter pour un enfant ou un étudiant qui révise ? 
De bonnes stratégies de travail nous aident à maîtriser plus facilement un nouveau savoir.
Piège 1 : Ne pas prendre le temps de s’installer dans un espace personnalisé, Séparé des distracteurs pour travailler sereinement. Agencer un environnement propice à la réussite. Trouver un endroit calme pour étudier. Disposer d’une table en permanence, une étagère dédiée pour regrouper les supports d’apprentissages au même endroit. L’espace de travail doit être bien rangé, car le plaisir vient avec l’ordre et les documents dont on a besoin sont la portée des mains.
Piège 2 : Ne pas avoir de pause créative après un travail de 20 minutes.
Des études indiquent que ne pas prendre des pauses engendrent de la fatigue mentale.La fatigue mentale correspond à une incapacité temporaire à atteindre ou maintenir une performance cognitive maximale suite à une activité mentale prolongée. En d’autres termes, on met plus de temps à lire, à réfléchir, et un rien perturbe notre attention. Il suffit que vous meniez une activité un peu trop longtemps pour que la fatigue mentale se fasse sentir.
Le cerveau stocke facilement… mais il efface aussi facilement.
De plus, « COMPRENDRE » NE SUFFIT PAS POUR « MÉMORISER », vous devez « OUBLIER » pour réactiver de ce que vous avez appris.
On restitue une information grâce à des indices récupérateurs (et encore mieux s’ils sont personnels), il est donc préférable de créer des fiches de révisions allégées et personnelles.
Piège 3 : Ne pas prendre le temps après la pause d’analyser son travail.
Être efficace ne veut pas dire réaliser tout ce que vous avez à faire, vous n’aurez jamais le temps nécessaire pour tout.
L’efficacité consiste à identifier les 20% des tâches qui vous apportent 80% des résultats, et de dédier tout le temps qu’il faut pour bien les réaliser.
Soyez clairs sur vos objectifs.

2)      Qu’est-ce qu’une révision efficace ? 
Comprendre est plus important que mémoriser de mon point de vue !
La révision efficace c’est donc se tester. Et souvent !
Des habitudes de réflexion augmentent l’efficacité des révisions et des apprentissages en général.
La réflexion est une forme de :
• Remémoration (que s’est-il passé ? qu’ai-je fait ? qu’est-ce que ça a donné ?)
• Élaboration (que ferais-je différemment la prochaine fois ?)
• Stimulation des canaux kinesthésiques (manipulation, toucher, écriture)
• Être actif et auteur du processus (sélection des informations importantes, rédaction des questions et des réponses, choix des mots ou des images au verso)
• Possibilité de mettre des images, des schémas, des photos ou des graphiques au dos des flash cards
• Format pratique, manipulable et transportable
• Révisions à plusieurs possibles

3)      Quelles sont les bonnes habitudes à adopter en matière de révision et d’organisation ? 
Apprendre, c’est passer par des étapes d’erreurs, d’essais, de blocages, de dépassement de soi, de réflexion et d’ajustement. Mais c’est aussi avoir un projet à long terme et franchir les étapes les unes après les autres. Aussi, mettre en place des croyances, telles que celle-ci : « de toute façon, je ne suis pas bon en maths, ça tient de famille ! », revient se culpabiliser et à se fermer les portes du savoir. Ainsi, la première habitude, c’est la possibilité de bien s’exprimer et de se dire « quoi qu’il arrive je vais y arriver ».
 Les révisions sont en « couples » avec les mémoires, j’ai bien écrit les « mémoires au pluriel » parce que c’est un fait à connaitre pour bien travailler.
Comment permettre à un apprentissage de rester durablement en « mémoire » ? Pour optimiser au maximum le stockage de l’information dans une mémoire à long terme, vous allez utiliser la méthode de la répétition espacée.
Comment faire ?
Commencez à planifier les examens le plus tôt possible, et prends un peu de temps chaque jour. Il est préférable de répartir cinq heures de travail sur deux semaines plutôt que cinq heures en une seule fois. Révisez les informations de chaque cours, mais pas tout de suite après. Après avoir révisé les informations de la dernière leçon, vous devez réviser les anciennes leçons importantes pour les maintenir en mémoire.
 
 
4)      Avez-vous un dernier conseil à partager avec nous ? 
 Apprendre, ça s’apprend ! Apprendre change le cerveau, littéralement.
Commencer par porter un projet, afin d’être efficace. Un projet qui transmet la motivation, le désir, l’énergie facilitera l’attention, la compréhension et la mémorisation. Un projet aide aussi à se responsabiliser, à chacun de s’organiser pour aller à son rythme. Pour apprendre efficacement, il faut créer un contact régulier avec ce que vous avez appris. C’est-à-dire qu’il est bon de lire, de souligner, de surligner, de demander des explications, de consulter différentes sources et de relire plusieurs fois ses notes. Mais c’est loin d’être suffisant. Il faut aussi associer et visualiser les informations et ainsi, les réactiver régulièrement par des évaluations. Pour apprendre vous devez repérer vos compétences et les réutiliser, afin de mobiliser les connaissances acquises. Cela va permettre d’ancrer des expériences et des souvenirs.
Le plus important : « croire en vous et vos capacités » tout en connaissant vos limites.
Vignette de A quoi bon être intelligents, si c’est pour détruire la vie ?

A quoi bon être intelligents, si c’est pour détruire la vie ?

Cet article est un extrait de Passion d'Apprendre Magazine (vous pouvez le télécharger intégralement et gratuitement sur ce lien : https://passiondapprendre.com/Passion_d_Apprendre/m-Magazine-magazine )
La rédaction m’avait gentiment proposé de rédiger un texte répondant au titre « vivre dans la paix et en accord avec notre environnement pour être heureux ». Jolie pensée qui, fut un temps, m’aurait séduit… mais me semble à présent totalement anachronique, tant la question n’est plus aujourd’hui d’être heureux, mais de sauvegarder la Vie. Celle des humains bien sûr (en tout cas dans des conditions décentes), mais pas que ! Car c’est l’ensemble du vivant qui est menacé sur terre ; pour preuve la sixième extinction massive des espèces, la première à être provoquée par l’humain, la première à le concerner directement.
La base-line du premier numéro de ce magazine affichait « utiliser intelligemment son cerveau ». Est-ce bien ce que fait l’humain depuis son arrivée sur cette planète ?
Lorsqu’il survécut au milieu des mammouths, découvrit le feu ou la roue, sans conteste. Lorsqu’il posa les bases de la démocratie en Grèce ou rédigea la déclaration des droits de l’homme, chapeau bas ! A l’inverse, les guerres de religion ou la shoah montrèrent comment la plus grande cruauté peut prendre le pas sur toute forme d’humanité. Et pourtant, ces derniers épisodes, aussi traumatisants soient-ils, ne sont rien, comparés au spectacle que nous déroulons depuis la deuxième moitié du XXè siècle : la destruction exponentiellement accélérée de la vie sur terre, sous le regard impuissant et éberlué des consciences de plus en plus nombreuses qui, heureusement, s’éveillent. 

Il est un point commun entre tous ces épisodes de l’humanité, heureux comme funestes : l’utilisation de notre cerveau, cet incroyable organe qui nous permet d’être devenus l’espèce dominante alors que nous sommes intrinsèquement une des plus faibles, comme vient de nous le rappeler, à point nommé, un petit virus de rien du tout.
Mais comment en sommes-nous donc arrivés là ?
En partie justement à cause de notre cerveau, qui a pris le pas sur le plus simple bon sens. Nous avons construit des systèmes d’une complexité folle, pour servir des motivations d’une futilité et d’une fatuité qui paraitraient inconcevables à quiconque les regarderait avec un minimum de recul. Nous avons spolié des mots comme « économie », devenue l’inverse de ce qu’elle désigne puisqu’elle organise le gaspillage du bien commun. Ou « croissance », qui au fond prépare l’effondrement de demain (et donc, de fait, la décroissance), en détruisant les ressources dont nous aurons besoin.
D’accord mais alors, pourquoi notre cerveau accepte-t-il de tels comportements, qui rendent possible notre autodestruction ? Parce que, de Newton ou Descartes (qui estimait que l’homme se devait d’être « comme maître et possesseur de la Nature ») aux théoriciens du progrès (dont il est généralement admis « qu’on ne peut pas l’arrêter »), cet organe est continuellement flatté dans sa soi-disant supériorité au sein du règne animal, dont il serait une sorte d’aboutissement ultime.
Or, ce même cerveau est peut-être aujourd’hui notre pire ennemi. En effet, selon le chercheur norvégien Per Espen Stoknes, le principal problème dans la lutte contre le changement climatique est justement d’ordre psychologique car « le réchauffement climatique, par les menaces qu’il projette sur notre avenir et par l’ampleur des mesures qu’il nécessite, crée de l’inconfort en remettant trop de choses en question dans notre existence. Et entre la connaissance du problème et la reconnaissance du besoin d’agir, notre réflexe est de refouler ces informations pour éviter d’y penser… Le cerveau favorise donc les comportements les plus automatiques et les plus rassurants possible afin de diminuer l’impact de ce stress ».
Alors, que faire ? Quelques pistes.
Nous pouvons justement décider d’« utiliser intelligemment notre cerveau » pour accepter de regarder la réalité en face, plutôt que de céder à la politique de l’autruche. Faire notre deuil de ce qui fut, et ne sera plus : une société basée sur le « toujours plus », le matérialisme et la consommation, l’espoir que les enfants seront plus riches que leurs parents, les voyages au bout du monde… Faire preuve d’humilité en acceptant que, si la vie de notre planète était ramenée à une journée de 24 heures, l’humain serait arrivé à… 23h58 ! Comprendre que nous n’avons pas à « défendre la nature », comme si elle était un élément extérieur à nous, mais que NOUS SOMMES LA NATURE, qui a besoin de se défendre pour perdurer.
Concrètement, nous pouvons tous refuser l’idée de supériorité de notre mental pour accepter que nous avons en réalité trois cerveaux - dans la tête, dans le corps et dans le cœur – afin de n’en négliger aucun et de les mettre en harmonie, lorsque nous prenons une décision. Ou encore, selon un autre éclairage, mettre en conformité les deux hémisphères de notre cerveau : le gauche  - celui qui décompose, analyse… et que notre société met à l’honneur – et le droit, qui s’intéresse au tout, innove, intuite. Et, à partir de là, nourrir les trois liens fondamentaux : à nous, à l’autre, à l’environnement.
Nous pouvons, sur le plan politique, donner uniquement nos voix à celles et ceux qui, à l’instar de ce que faisaient les Amérindiens, réfléchissent à l’impact sur plusieurs générations avant de prendre toute décision d’importance.
Ainsi, indépendamment de la situation extérieure concrète, nous placerons-nous sur un chemin favorable à notre bonheur, celui-ci étant en lien étroit et indivisible avec le sens et la cohérence qui se dégagent de nos actions. Avantage collatéral non négligeable, dans l’instant présent et à venir…
Et dire que je refusais de parler du bonheur ! 
Vignette de LA RECONNEXION A SOI

LA RECONNEXION A SOI

Cet article est un extrait de Passion d'Apprendre Magazine (vous pouvez le télécharger intégralement et gratuitement sur ce lien : https://passiondapprendre.com/Passion_d_Apprendre/m-Magazine-magazine )
C’est désormais flagrant pour tout le monde : nous traversons une période de grands bouleversements. Des questions se posent pour l’avenir de la planète, auxquelles l’humanité va devoir répondre. De cette transition, elle sortira complètement changée.
Que va-t-il se passer ? L’avenir n’est pas une histoire écrite à l’avance à regarder se dérouler. Régi par la physique quantique, le temps se compose d’une infinité de lignes, un peu comme un réseau ferré. Dans le futur, toutes les potentialités coexistent, toutes également probables. Ce qui nous attend sur notre ligne de vie dépend des choix que nous faisons à chaque aiguillage. La transition que nous vivons actuellement est comme une énorme gare de triage. Pour faire simple, nous pouvons choisir de poursuivre sur la voie de la croissance à grande vitesse, en laissant le mental et l’ego aux commandes.
Ou bien nous choisissons de prendre un autre train, de profiter du voyage pour se rencontrer, pour jouir de la beauté du paysage, au rythme du cœur et sur la voie de l’âme.
Si l’humanité se laisse aller sur la première ligne, celle de la compétition effrénée, elle devra s’adapter aux aboutissements logiques vers lesquels fuit le mental: transhumanisme, intelligence artificielle, hypercontrôle.
C’est un cybermonde de plus en plus déshumanisé au profit de l’ego qui se profile par là. L’autre voyage, avec son empreinte carbone réduite, bénéficie d’une image positive mais il exige la participation de tous. Il promet moins de confort et réclame plus d’efforts…  D’une manière ou d’une autre, la transition qui s’annonce sera pour tous une expérience bouleversante. Vécue comme un dépouillement par les uns, elle sera ressentie comme une vraie chance pour ceux qui en auront choisi la direction, pour ceux qui seront le changement. Une volonté de changer le monde qui s’engage sur l’ancien modèle ne fera que reproduire l’ancien. Espérer voir le monde changer en se cantonnant à cette seule volonté, c’est rester positionné sur la voie dangereuse du mental. Dépourvue d’ancrage et de repères, cette « bonne volonté » se laisse embrigader dans toutes sortes de projets menés par des manipulateurs en quête de volontaires. Si l’intuition fait défaut pour tirer la sonnette d’alarme, seul le mental et l’ego décident. Le mental se laisse convaincre par un raisonnement, l’ego par des compliments.
 Si vous les laissez aux commandes, vous pourriez vous retrouver à œuvrer pour une cause qui n’est pas la vôtre, au profit d’un organisme ou d’une personne à qui vous faite aveuglément confiance. Ce n’est pas forcément une mauvaise personne mais, consciemment ou non, elle vous dévie de votre chemin pour vous faire suivre son projet. Ce n’est pas forcément un mauvais projet mais ce n’est pas le vôtre. Un vrai travail de recentrage sur soi est donc un indispensable avant de s’engager dans la voie du changement. Si l’on connaît le sens dans lequel on va, on se donne toutes les chances d’aller sur la bonne voie. Si tous ceux qui ambitionnent de « refaire le monde » commencent par changer eux-mêmes, l’espoir peut naître d’un renouveau possible. 

Oser se retrouver soi-même
Je pense que chaque âme s’incarne sur terre pour y mener une mission : sa propre mission d’incarnation. Mais le monde physique a des priorités plus terre à terre. Parce qu’il faut bien « gagner sa vie », nous en perdons le sens. Pour renouer avec le vrai sens de notre existence ici-bas, il importe de retrouver la voie de son âme. C’est ce que j’appelle la reconnexion à soi. Elle constitue la base de mes enseignements. Un vrai chemin de liberté ne se trouve pas par les valeurs des autres. La reconnexion à soi, c’est comme un GPS qu’on reprogramme sur ses fondamentaux. Une fois remis à jour, il ne quitte plus le chemin de vie jusqu’à la réalisation de sa mission. Dès lors, tout est clair et simple. On avance en confiance. La sérénité plutôt que le stress, c’est ce qu’on gagne à cheminer en accord avec soi-même plutôt qu’à s’efforcer de suivre des objectifs imposés.  Quand on est reconnecté à son âme, c’est elle qui guide nos actions. Remis à sa juste place, le mental ne fait plus que son vrai boulot d’exécutant sans se mêler de diriger notre vie selon des valeurs qui ne sont pas les vôtres. Il ne s’agit donc pas de changer. Les humains ne changent pas. Il s’agit au contraire de se retrouver au plus intime de sa vérité. De se débarrasser des automatismes dans lesquels nous sommes formatés pour fonctionner selon les codes du monde ancien. Il s’agit de renouer avec son humanité pour pouvoir, avec les autres humains, opérer le changement. Ceux qui me connaissent savent que j’ai un lien privilégié avec les énergies multidimensionnelles.
Je n’en tire aucune vanité.  C’est un fait : l’univers me délivre des informations. Pour autant, je ne prétends pas voir l’avenir. Seulement, j’ai conscience des possibilités alternatives qu’il porte en lui.
Je caresse la vision d’un nouveau monde, recentré sur l’humain. Et cependant, j’ai parfaitement conscience qu’à la faveur de la passivité populaire, une dictature pourrait se mettre en place. En effet, les moyens technologiques sont disponibles pour qu’un régime autoritaire s’impose et la plupart des citoyens laisse faire, voire l’espère… Ils rêvent d’un monde de coopération fraternelle, mais une telle transition
exige qu’on y travaille et les citoyens préfèrent déléguer la responsabilité d’agir plutôt que s’investir eux-mêmes. Ils y perdent leur âme mais c’est confortable. Craintifs, les hommes acceptent d’étouffer les aspirations de leur cœur pour se ranger sous les superlatifs de la Force, de la Victoire, du Pouvoir, du Succès. Ils acceptent de se laisser mener par les objectifs de l’exploitation de tous par quelques-uns, alors que leur cœur les incline naturellement à rechercher la simple joie d’être ensemble…

Ceux qui souffrent le plus de cet état de fait sont les hypersensibles. Leur intimité quasi animiste avec l’âme des choses vivantes les rend immédiatement conscients des déséquilibres naturels.
S’ils observent, eux aussi, ce qui se trame avec passivité, ce n’est ni par ignorance, ni par indifférence mais par peur du ridicule. Dans ce monde, ils le savent, ils sont toujours en décalage. Ils n’ont pas voix au chapitre. Si on leur demandait leur avis, ces bisounours avanceraient des arguments comme la joie, l’amour, la solidarité… mais ils n’osent pas et  on comprend leur honte : face à la puissance supérieure du mental, la gentillesse, ça ne pèse pas lourd… Cependant, les valeurs du cœur et de l’âme qui animent ces hypersensibles sont l’essence secrète de la nouvelle humanité. Dans un monde recentré sur l’humain, ceux qui vibrent sur ces énergies
trouveraient leur place. L’empathie, par exemple, est considérée comme une faiblesse dans le monde de la compétition, du chacun pour soi. Dans un monde de coopération, où nul ne chercherait à se valoriser en marchant sur la tête de l‘autre, l’empathie serait une force. Le changement qui s’amorce est donc le moment pour les hypersensibles
de s’imposer comme acteurs majeurs de la transition. Eux seuls peuvent bouleverser l’humanité. Non seulement ils le peuvent mais ils le doivent.

Seulement, comment l’oser ?
En déjouant l’autocensure du mental, la Reconnexion à soi aide les hypersensibles à s’imposer. Les hypersensibles sont ce que j’appelle des humains montés à l’envers. Ils vibrent de valeurs magnifiques mais comme ils sont programmés pour faire fonctionner le monde ancien, le monde ancien fonctionne. Reconnectés à leur âme, ils reconnaissent leurs faiblesses et leurs émotions comme des forces et des preuves d’humanité. Reprogrammés sur leurs valeurs de cœur, fiers d’avoir besoin les uns des autres pour avancer ensemble, ils font émerger un nouveau monde… Ils trouvent naturellement leur place dans la société humaine puisqu’ils sont le changement qui s’y opère. Cependant, je ne suis pas une douce rêveuse. Pour contrer la force d’inertie qui pourrait l’entraîner vers un avenir très sombre, l’humanité a besoin de plus que de belles paroles. Pour insuffler du cœur à cet ouvrage, il faut des leaders. 
Vignette de Comment lutter contre le burn out pendant les études ?

Comment lutter contre le burn out pendant les études ?

Cet article est un extrait de Passion d'Apprendre Magazine (vous pouvez le télécharger intégralement et gratuitement sur ce lien : https://passiondapprendre.com/Passion_d_Apprendre/m-Magazine-magazine )
1)      Comment faire des études peut mener à un burn-out ? 
N’importe quelle activité qu’elle soit issue du monde professionnel, familial ou des études peut amener à vivre un burn-out.
Le burn out, vous en avez surement entendu parler autour de vous, c’est cette maladie que l’on appelle aussi le syndrome d’épuisement (professionnel). Les étudiants eux aussi hélas sont touchés par cette maladie : une mauvaise organisation, une gestion du temps complexe, le manque de sommeil mêlé à une hyper activité mentale et à la charge de travail sont des exemples qui poussent les étudiant(e)s à craquer et à vivre un burn out.
 
2)      Que faire pour éviter cela ? 
Tout est question d’équilibre mais il est quand même complexe de donner des conseils car tout cela se fait en cabinet au cas par cas.
Néanmoins, le premier conseil que je souhaite vous partager c’est de prendre le temps de faire des pauses. Mettre votre corps en pause, au repos, cela veut dire tout mettre en pause : les révisions, le smartphone, les réseaux sociaux... C’est votre moment ressource. Prendre le temps de se poser, de respirer, simplement, en conscience, c’est essentiel pour permettre à votre corps et à votre cerveau de se régénérer et de se libérer de la charge mentale. La sophrologie, la méditation et le yoga sont des accompagnements qui permettent d’installer la détente et de régénérer tout votre corps.
Ensuite, dans le cadre des études, il est important d’avoir une bonne organisation pour ne pas se sentir dépassé et submergé : organisez votre temps au mieux que possible. Gérez vos priorités et surtout, programmez-vous des moments ressources : aller vous balader. Prendre l’air va permettre à votre corps de se remettre en mouvement, de faire circuler l’énergie.
Au mieux, allez dans la nature pour vous décharger de la fatigue et vous recharger au maximum. Dans tous les cas et comme j’aime bien les mémo-techniques rappelez-vous : Overdose = courte pause


Durant toute la période des études, il est important de mettre en priorité le repos, d’avoir une bonne hygiène de vie, un sommeil de qualité et une bonne alimentation.
Votre corps et votre mental seront plus productifs au repos qu’en « surchauffe ».
L’accompagnement avec un professionnel est essentiel pour vous permettre de retrouver confiance, l’équilibre, goût en la vie et la vitalité. N’hésitez pas à consulter votre médecin traitant ou un spécialiste en cas de doute.

3)      Quelles sont les meilleures pratiques quotidiennes pour garder une bonne forme mentale ? 
Pratiquer la méditation au quotidien, que cela soit la méditation guidée ou de pleine conscience, permet de stimuler et réguler vos pensées et votre cerveau. Avec un peu de rigueur, la méditation vous permet de lâcher-prise, rapidement, de réinstaller et retrouver vos pleines capacités.
La cohérence cardiaque est aussi un bon support pour réinstaller le calme rapidement.
Je propose en sophrologie des exercices psychocorporels qui sont faciles à mettre en place au quotidien. Vous pouvez par exemple prendre le temps d’étirer tout votre corps, en commençant par le côté droit : en position assise, levez votre bras vers le haut, tendez bien le bras, étirez tout votre côté droit. Inspirez… Sur la rétention de l’air contractez tous les muscles du côté droit, le visage, et lorsque le besoin d’expirer se fait sentir, relâchez toutes les tensions sur l’expire… Et ramenez votre bras sur votre cuisse. A pratiquer 3 fois de chaque côté en prenant bien le temps d’accueillir se qu’il se passe à l’intérieur de votre coprs.
4)      Un dernier conseil à partager avec nous ? 
Gardez en tête votre objectif de la réussite et lâchez un peu la performance. Essayez de garder le rythme, votre équilibre, et apprenez à dire non aux sollicitations qui viendraient perturber votre nouvelle organisation ! Dire non à l’autre, c’est se dire oui à soi.
 
Vignette de POUR UNE PEDAGOGIE DE L'AUTONOMIE !

POUR UNE PEDAGOGIE DE L'AUTONOMIE !

Cet article est un extrait de Passion d'Apprendre Magazine (vous pouvez le télécharger intégralement et gratuitement sur ce lien : https://passiondapprendre.com/Passion_d_Apprendre/m-Magazine-magazine )
Que l'apprenant soit capable d'apprendre en autonomie ne serait-ce pas inévitablement le graal auquel beaucoup de personnes qui gravitent autour des apprentissages, aspirent avec ardeur ? C'est probablement une des raisons pour lesquelles, une multiplicité de conseils, de méthodes, de techniques, de trucs et d'astuces grouillent sous différentes formes et à partir de multiples supports pour abreuver l'apprenant de moyens divers et variés afin de lui permettre de s'en emparer, en supposant implicitement qu'il gagnera en autonomie. Mais ne serait-ce pas préférable que celui qui apprend découvre en lui, les moyens mentaux dont il dispose et ceux dont il pourrait s'enrichir pour réussir à apprendre en autonomie ?
N'est-ce pas l'apprenant et lui seul qui devrait pouvoir mobiliser et agir sur sa pensée pour développer les stratégies mentales adaptées à tout acte d'apprentissage ?

Aucun élève ne se lève le matin pour échouer mais apprendre n'est certainement pas simple ! Imaginez ce que peut ressentir le petit enfant lorsqu'il rencontre pour la première fois l'objet d'apprentissage que représente une poésie… Il commence à peine à décoder les lettres dans l'univers des syllabes et des sons qu'on lui demande d'apprendre un amas de mots, qui devront être récités "par cœur", devant toute la classe le lendemain. Commence alors la ronde des "Tu devrais…, Tu n'as qu'à…, Il faut que tu…", ignorant, avec les meilleures intentions du monde, que l'apprenant possède en lui une spécificité mentale, des habitudes de traitement d'information potentiellement réutilisables, qui pourraient si elles lui étaient révélées, servir la cause de l'acte d'apprendre avec efficacité et plaisir. Au lieu de cela, l'apprenant est maintenu dans la certitude que les techniques découleront de conseils extérieurs à sa nature cognitive.

Ce qui contribue à le maintenir dans cette 2 fausses croyances qu'il ne peut parvenir à apprendre seul. On peut alors imaginer aisément que si un échec en entraîne un autre, l'acte d'apprendre puisse être vécu dans la douleur, voir dans la peur.
Dans ces conditions, ne soyons donc pas surpris que pour certains, l'apprentissage devienne au fil du temps, potentiellement anxiogène et qu'il déclenche en conséquence tant de processus d'évitements, trop rapidement qualifiés de manque de motivation. Il semblerait en effet que dans les représentations collectives, cet acte d'apprendre devrait pouvoir s'accomplir implicitement grâce à une bonne dose de volonté !
N'entend-on pas asséner régulièrement la phrase bien culpabilisatrice "Quand on veut, on peut !", renvoyant ainsi immédiatement la personne à son manque de volonté ?
Lorsque l'apprenant se retrouve en difficulté, ne remarque-t-on pas que beaucoup cherchent spontanément les causes de ces difficultés dans une motivation inexistante, nécessitant du coup stimulation et aide extérieure, révélant ainsi une autonomie bien fragile ? Le manque de motivation et d'autonomie deviennent alors la cause et la conséquence d'un vide de sens bien difficile à cerner. Apporter aux apprenants des connaissances actuelles issues des neurosciences et de la psychologie cognitive, pour qu'ils appréhendent mieux l'outil que représente leur cerveau et qu'ils soient plus conscients d'une "Vie neuronale" me semble bien sûr très important.
Par exemple, nous savons que réactiver régulièrement et mentalement, avec des temps d'espacement, un contenu mémorisé permet de consolider les réseaux de connexions neuronales, sollicités au moment de la mise en mémoire et évite ainsi les processus d'oubli. Pourquoi les apprenants n'apprécieraient-ils pas que ce qui se passe dans "la boîte noire" leur soit enfin révélé ? 
 
Vignette de La puissance de nos mots au quotidien

La puissance de nos mots au quotidien

Cet article est un extrait de Passion d'Apprendre Magazine (vous pouvez le télécharger intégralement et gratuitement sur ce lien : https://passiondapprendre.com/Passion_d_Apprendre/m-Magazine-magazine )

                                                                             La puissance des mots au quotidien

Goethe disait « Parler est un besoin écouter est un Art » et si finalement parler était aussi un Art.
L’art de choisir les bons mots et de savoir les choisir afin qu’ils génèrent du bien-être et non des maux ! Parler nous permet de communiquer, de transmettre des messages.
Cependant, nous le vivons tous, l’observons, le constatons au quotidien, parfois, un mot, une façon de formuler une phrase peut tout faire basculer, du bon comme du mauvais côté. Alors, il est temps que nous prenions conscience, que nos paroles détiennent un pouvoir : celui de détruire ou celui construire, voire guérir.
Par habitude, par mode, ou encore en fonction de notre culture, nous utilisons des mots par automatisme sans même avoir conscience de leur impact. Et pourtant, nos mots au travers de nos paroles ont un effet sur soi autant que sur les autres.
Ce qu’il faut comprendre, c’est que notre cerveau se met au diapason des mots qu’il entend. Les mots que nous utilisons engendre nos émotions et de fait nos comportements. Prendre conscience de ceci est primordial, si nous désirons un état d’esprit positif et nous offrir bienêtre et santé. Très souvent, nous utilisons un mot inapproprié pour nous exprimer et ceci créé un réel effet sur notre cerveau qui va percevoir nos paroles comme réelles. Car il est important de savoir que le cerveau ne fait pas la différence entre ce qui est vrai ou faux. Ainsi, si vous utilisez un mot à connotation négative, votre cerveau va l’interpréter comme tel.
Par exemple, il arrive souvent que j’entende des personnes employées le mot « problème » pour évoquer une situation « le problème, c’est que c’est impossible de me rendre disponible aujourd’hui ».
Vignette de Comment muscler son cerveau pour mieux apprendre ?

Comment muscler son cerveau pour mieux apprendre ?

Cet article est un extrait de Passion d'Apprendre Magazine (vous pouvez le télécharger intégralement et gratuitement sur ce lien : https://passiondapprendre.com/Passion_d_Apprendre/m-Magazine-magazine )
En moyenne, le cerveau pèse 2% du poids total du corps humain, et pourtant il en consomme près de 20% des dépenses énergétiques. Indubitablement l’organe le plus complexe de notre espèce, le cerveau comprend des centaines de ­milliards de cellules cérébrales (appelées « neurones ») qui, collectivement, coordonnent autant le maintien des fonctions ­vitales de base (respiration, circulation, digestion, etc.) que des fonctions aussi avancées que la pensée, le langage, la conscience et la mémoire.
 
Malheureusement, les gens ne s’intéressent généralement au bien-être cérébral qu’à la suite d’un diagnostic impactant leurs capacités cognitives ou celles de leurs proches. Pourquoi attendre une situation dramatique ? Que ce soit pour des enfants en difficultés d’apprentissage, ou pour des adultes souhaitant améliorer les compétences requises pour leur métier, nous pourrions tous tirer profit d’un cerveau plus « musclé ».
 
Le système éducatif traditionnel ne tient pas non plus compte des aptitudes cérébrales de chacun. C’est d’ailleurs pour cela que les élèves sont groupés en fonction de leur âge et non de leurs capacités cognitives, telles que leur faculté à raisonner, mémoriser, ou se concentrer. Comment donc espérer que des élèves aux compétences cognitives disparates apprennent la même chose au même rythme ?
 
En dépit de l’accélération du vieillissement démographique, le déclin des fonctions cognitives avec l’âge reste attribué aux effets immuables du vieillissement dit « normal » ou « naturel ». Or, la recherche en neurosciences prouve que ce n’est pas l’âge mais l’absence de stimulation suffisante qui affaiblit puis détériore le réseau de neurones, moteur de notre cerveau. Cette baisse de stimulation au cours de la vie peut s’expliquer par le développement graduel d’habitudes quotidiennes et de l’établissement d’une routine professionnelle.
 
S’il n’existe actuellement pas de solution miracle pour le cerveau, les études scientifiques tendent à converger vers la même conclusion : suivre un certain mode de vie permettrait d’entretenir et accroître son bien-être cérébral, quelque soit son âge. Cette approche holistique repose sur la neuroplasticité, c'est-à-dire la production de nouvelles connexions entre les neurones et possiblement la création de nouveaux neurones.
 
On parle alors des 6 piliers de la santé cérébrale :
 
-Entraînez votre cerveau
 
Même si nous ne le réalisons pas, nous entrainons quotidiennement notre cerveau, que ce soit pour marcher, cuisiner ou travailler. Cependant, si chaque tâche quotidienne active, et donc stimule, la région du cerveau nécessaire à sa réalisation, d’autres régions cérébrales non utilisées peuvent se détériorer avec le temps. Ce phénomène d’atrophie cérébrale commence généralement vers quarante ans.
 Même si vous lisez beaucoup, ce n’est pas suffisant. Lire « correctement » nécessite de lire des œuvres complètes aux genres et sujets divers pour effectivement entraîner plusieurs régions du cerveau. Par ailleurs, la lecture n’est qu’une activité de stimulation cognitive parmi tant d’autres.
 C’est pourquoi, il est plus facile de s’exercer via des applications d’entraînement cérébral qui vous proposeront des exercices variés et à difficulté en phase avec vos besoins cognitifs. Attention toutefois à choisir une application ayant fait l’objet d’une validation sous la forme d’une rigoureuse méthodologie scientifique impliquant des études indépendantes, des groupes témoins, et in fine des publications revues par des pairs dans des journaux scientifiques de qualité. CogniFit est d’ailleurs l’une des rares sociétés au monde à proposer des entraînements cérébraux digitaux scientifiquement prouvés et validés. Nous avons choisi le format du jeu vidéo pour rendre l’expérience ludique et accessible à une large démographie (de 7 à plus de 90 ans). La plupart des autres applications disponibles dans le commerce sont simplement des jeux vidéo commercialisés en tant qu’entraînement cérébral, sans aucune preuve scientifique de leur efficacité.
 Optez pour une application validée scientifiquement afin d’être certain de récolter les fruits de la dépense engagée et du temps passé.
 
 
-Mangez équilibré
 
Toutes les couleurs de l’arc-en-ciel doivent être présentes dans votre assiette. Les fruits et légumes sont riches en vitamines, antioxydants et autres micronutriments essentiels pour votre cerveau et votre organisme d’une manière générale.
 De plus, le cerveau étant l’organe le plus gras du corps humain – juste après le tissu adipeux – alimentez-le en acides gras polyinsaturés tels que les oméga-3 et 6, notamment présents dans les avocats, kiwis, noix et poissons d’eau froide tels que le maquereau, le hareng, le saumon et le thon.
 
 
-Faîtes du sport
 
Seulement 30 à 40 minutes ininterrompues de séances de cardio (course, natation, vélo, corde-à-sauter, etc.) peuvent augmenter le nombre de neurones et connexions neuronales. En effet, en augmentant votre rythme cardiaque et votre respiration, vous augmentez l’afflux sanguin vers le cerveau ; déclenchant ainsi des changements biochimiques favorisant la neuroplasticité.
 Faîtes des exercices de cardio au moins trois fois par semaine. Entraînez-vous à votre rythme : seulement trois heures de marche rapide par semaine arrêtent, voire inversent, l’atrophie cérébrale, en particulier dans les régions responsables de la mémoire et des fonctions exécutives hautes.
 
 
-Gérez votre stress
 
Une exposition prolongée à des niveaux élevés de stress peut endommager le cerveau. Dans un monde hyper-connecté où nous recevons une surabondance de messages nécessitant notre attention immédiate, à toute heure, il est difficile de gérer son stress.
 Coupez vos notifications quelques heures par jour et profitez-en pour faire des séances de relaxation et bien-être. C’est votre droit le plus légitime à la DE-CO-NNEC-TION.
 
 
-Dormez 7 à 8 heures
 
Pendant que vous dormez, votre cerveau crée de nouvelles voies neuronales pour vous aider à apprendre et mémoriser les informations reçues dans la journée.
 Privilégiez le sommeil « réparateur » qui permet au corps et au cerveau de récupérer ses facultés.
 
 
-Entretenez une vie sociale riche et active
 
Plus les personnes âgées sont engagées socialement avec un large réseau de connections et plus leurs fonctions cognitives demeurent élevées. De même, la solitude et l'isolement social sont reconnus comme des facteurs de baisse de santé mentale (et physique) chez les personnes du troisième âge.
 Profitez de la retraite pour (continuer) à vous épanouir, à mener vos projets, lancez-vous de nouveaux défis tels qu’apprendre une nouvelle langue ou découvrir de nouvelles passions. Essayez de garder contact, de rencontrer et échanger avec de nouvelles personnes.
 

Flux RSS des commentaires
Flux RSS des pages