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Et si nous étions surtout victimes de nos interprétations ?

Cet article est un extrait de Passion d'Apprendre Magazine (vous pouvez le télécharger intégralement et gratuitement sur ce lien : https://passiondapprendre.com/Passion_d_Apprendre/m-Magazine-magazine )

Et si nous étions surtout victimes de nos interprétations ?

 Dans beaucoup de situations de la vie – et notamment de la vie professionnelle – nous rendons facilement l’autre responsable de nos difficultés. Quoi de plus logique en apparence ? Quoi de plus habituel ? Quoi de mieux partagé ? Sans préjuger bien sûr de situations plus complexes ou plus douloureuses, force est pourtant de constater que – très souvent – ce sont nos propres interprétations qui nous font le plus souffrir en vérité. Parce que nous interprétons sans cesse le monde qui nous environne… et que nos interprétations le créent sans cesse en retour !

Je pense donc je me méfie…
 
  Imaginons une situation très simple… Vous avez depuis peu un nouveau boss et vous avez du mal à communiquer avec lui (elle). Il est froid, c’est vrai, compétent, intègre, mais moins agréable que son prédécesseur, plus distant, plus secret, il parle peu, donne peu d’infos, vient peu vers vous. Vous avez ainsi vite le sentiment qu’il ne vous considère pas et vous lui en voulez de ne pas vous accorder plus d’attention. Votre propre attitude se tend, devient méfiante, défensive, fermée. La relation se dégrade et vous en souffrez. En réalité, il est aussi timide et mal à l’aise, face à des équipes qu’il ne connaît pas et dont il sent bien qu’elles le jaugent et le comparent en permanence. Donc il se protège et se renferme, persuadé qu’on ne l’aime pas (depuis toujours peut-être). Vous interprétez son attitude, il interprète la vôtre en retour. La somme de ces interprétations crée une distance, la distance une méfiance, la méfiance une porte ouverte à l’agressivité, au doute, au mépris, donc à la tension, à l’incompréhension, à l’échec. Parce que nous oublions trop souvent que l’autre est un autre et qu’il ne fonctionne ni comme ni pour nous. Comme nous oublions que notre propre attitude impacte directement la relation que nous avons avec lui. Parce que nous nous sentons jugés même quand nous ne le sommes pas. Ou quand le jugement de l’autre – qui n’appartient qu’à lui - n’est d’aucune importance réelle en vérité…
 
Je me méfie donc j’interprète…
 
  Plus simplement encore, imaginez en effet que « l’autre » (boss, collègue, client, associé, collaborateur qu’importe… et ça marche aussi dans le privé bien sûr !) vous adresse au détour d’une conversation anodine une remarque que vous jugez blessante… Il (elle) a manqué d’attention à votre égard, peut-être même de respect. Peut-être était-ce maladresse se sa part. Peut-être excès de tension. Peut-être êtes-vous la victime collatérale d’un conflit qui ne vous concerne en rien. Peut-être avez-vous projeté sur les mots qu’il a employé une intention qui ne les concerne pas. Et peut-être était-il effectivement mal intentionné ici, par envie de dominer, par jalousie ou par aigreur, besoin d’exprimer sa mauvaise humeur ou de projeter ses angoisses. OK. Mais est-ce vraiment la question importante au fond ? Le plus important n’est-il pas de savoir plutôt comment vous, vous allez réagir ? En l’agressant en retour, sûr(e) de votre bon droit puisqu’il vous a agressé(e) sans motif ? En emportant l’offense avec vous pour la nourrir, en souffrir et vous en indigner ? En l’acceptant pour vous en dévaloriser, comme vous l’avez toujours fait ? Ou en la regardant avec distance et en la laissant s’évanouir de son insignifiance ? Allez-vous laisser l’autre piloter votre humeur et manipuler vos émotions ? Ou allez-vous rester serein(e) face à l’agression supposée ? Car une remarque n’est blessante que si on veut bien la considérer comme tel. L’autre ne peut me toucher que si je lui en donne le pouvoir. Pourquoi donc lui faire cet honneur ici ?
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Comment écrire un livre efficacement?

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Comment écrire un livre efficacement?

Cultiver des idées, semer des mots, récolter le succès : la recette pour écrire vite et sans page blanche.
Ça fait des mois, voire des années que Thot te titille. Tu as des mots plein la tête, plein les doigts, sur le bout de la langue, tout ça brasse, mouline, t’empêche de dormir et parfois de manger. Tu es envahi, ensorcelé, les idées fusent, se poursuivent, se cognent, se blessent et viennent s’écraser sur le plancher de ton âme. Jamais ces mots ne franchissent la barrière de ta peau, jamais ils n’atterrissent sur ton plus beau carnet ou le fond blanc de ton écran…
Pire, un jour tu t’y mets, mais ce jour-là, la page reste blanche, le curseur clignote, martelant le passage du temps …
Tu veux écrire, mais rien ne vient.
Et pourtant, ce n’est pas un mauvais sort, ni une malédiction. Écrire, c’est une question d’un brin de talent, un peu de technique et beaucoup de pratique.
Quand les mots se bousculent, c’est que tu as des idées. Tout part de là : de quoi vas-tu parler ? « Ben, de plein de choses… » Ben non, ça n’ira pas. La première étape, c’est de sélectionner une idée. Si tu en as trop, note-les, garde-les bien au chaud pour ton prochain livre. Là maintenant, il faut commencer par le début. Mais le début n’est pas forcément ce que tu penses.
Donc tu as une idée. Est-ce le début de la saga du siècle ? ou la prochaine bible du jardinage ?
La saga du siècle, ce sera pour plus tard, mais la bible du jardinage, c’est faisable assez rapidement… Tu as pour religion les brins d’herbe, et tu n’es pas seul. Tu le sais parce que tu as cherché sur ton moteur de recherche favori et l’expression « guide du jardinage » t’a ramené pas moins de 66 millions de résultats. Il semble que le jardinage intéresse quelques personnes…
Si tu écris un livre, un guide pratique dans ce cas, tu veux savoir si tu as une audience potentielle. « Oui, mais tout a été dit… » Évidemment, beaucoup de choses ont été écrites, mais c’est sûr, tu préfères qu’il y ait un large public avant de te lancer dans l’aventure, sans quoi, qui lira ton précieux guide ?
Donc il y a de l’intérêt. Mais le jardinage, c’est vaste comme le parc du château de Versailles, alors de quoi vas-tu parler ? De la taille des buis en forme de couronne royale ou de la culture des tomates sans engrais ?
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Apprendre à s’alléger en ces temps de profonde transformation.

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Apprendre à s’alléger en ces temps de profonde transformation.

J’espère que vous arrivez à trouver de la douceur et du positif en ces temps de profonde transformation et de retour à soi et à son intériorité…
 
Je ne vais pas revenir sur toute notre actualité…vous la connaissez aussi bien que moi !
Cependant, j’ai envie de vous aider à regarder la situation d’un autre angle…non pas prendre du recul car cela signifierait « repartir en arrière » mais plutôt « prendre de la hauteur » car dans ce cas précis je vous aide à vous élever…chouette non ?
 
Connaissez-vous cette fameuse citation « Il faut beaucoup de chaos en soi pour accoucher d’une étoile qui danse » ?
 
Je pense en effet que de cette période complexe de notre vie, de cette phase de chaos peut naître une étoile…
Je vous rassure…moi aussi j’ai été bouleversée, secouée. Je me suis questionnée sur le sens de mes projets…qu’est-ce-que je peux apporter en tant que coach, alors que le monde vit une situation dramatique… ?
Et puis finalement je me suis posée avec moi-même et je me suis demandé ce que je savais faire de mieux. La réponse est venue assez naturellement : aider, accompagner les personnes à donner du sens à leur vie. Être une initiatrice de déclics et faire du lien entre les gens.
Eh oui… paradoxalement c’est dans ces moments de crises que l’on peut trouver sa raison d’être. Et puisque le Covid-19 démontre avec force la colossale puissance de l’effet papillon (ou pangolin ?)  Alors autant faire sa part du mieux que l’on peut !!! 
Attention je ne veux pas rajouter une charge mentale à la situation actuelle. Faire sa part, ça peut aussi être profiter de ce moment de calme pour s’occuper de soi. 
Pour ma part j’ai donc décidé de continuer à suivre mon étoile. Je travaille sur la rédaction de mon premier livre…un rêve que j’ai depuis toujours et qui me tient tellement à cœur ! Il va parler de mon histoire et plus largement sur le sens de nos obstacles, blessures…comment ce que l’on vit nous amène à être la meilleure version de nous-même, pour peu que l’on sache décrypter ce qui nous arrive !
J’espère qu’il sera utile à ceux qui n’ont pas trouvé leur voie et qui se sentent perdus comme je l’ai été à une époque.
Et vous où en êtes-vous de vos projets et de vos objectifs ? Comment vivez-vous cette période ?
 
Il est certain que partout, dans les magazines et sur les réseaux, on nous parle régulièrement de ces fameux « objectifs » à se fixer, de mieux les atteindre pour se développer personnellement, améliorer sa vie et sa confiance au quotidien et surtout faire face à la situation actuelle.
Nous avons tous des rêves et des projets différents.  Mais je souhaite insister sur un point : le plus important c’est l’EQUILIBRE entre les objectifs que vous avez envie de d’atteindre dans votre vie sans toutefois vous mettre un niveau d’exigence inatteignable….
Si vous trouvez cet équilibre, vous serez au top pour vous réaliser et être plus confiants, heureux et sereins !

Concours : La Semaine du Développement 2021

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Les neurosciences affectives et sociales pour comprendre l’expérience humaine

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1)   Comment les neurosciences peuvent aider à mieux éduquer? 
 
Nous sommes en pleine révolution! Des chercheurs cliniciens comme Catherine Gueguen, Christophe André ou moi, cherchons à faire des ponts entre ce qu’on observe auprès de nos patients et ce que disent les neurosciences. À cet effet, le courant des neurosciences affectives et sociales est fondamental pour mieux comprendre l’expérience humaine.
 
Précédemment, les neurosciences cognitives ont permis un bel essor pour faire des liens entre la biologie et la psychologie, mais elles sont essentiellement restées cantonnées au fonctionnement cérébral. On a alors bien documenté les processus cognitifs, mais on a oublié les processus émotionnels et affectifs. Or, on attend de la part des enfants et des adolescents des prouesses qu’ils ne sont pas encore capables de réaliser.
 
En fait, notre cerveau n’atteint sa pleine maturité que dans la quarantaine, car on voit un épaississement progressif du cortex surtout préfrontal – la partie la plus humaine de notre cerveau – jusqu’aux alentours de 45 ans. Après, deux groupes se forment. Un groupe qui va voir cette épaisseur se maintenir tout au long de leur vie et les personnes vivront une vieillesse en santé sur le plan cognitif et affectif. Un second groupe verra l’épaisseur du cortex être altérée et ces personnes seront fortement à risque de développer les symptômes des maladies neurodégénératives.
 
Donc, il est clair que cela prend plusieurs décennies pour que le cerveau développe l’ensemble de son potentiel. Aussi, il est encore plus clair que les enfants et les adolescents n’ont pas atteint un degré de développement suffisant pour gérer tous les défis qu’ils rencontrent aujourd’hui. Allan Shore a d’ailleurs montré les étapes successives des acquisitions en termes de ressources durant l’enfance et l’adolescence. Cela prend du temps et il ne sert à rien de précipiter les choses.
 
En résumé, il y a une séquence dans la maturation du cerveau. Durant la petite enfance, c’est le cerveau émotionnel qui prédomine. Durant l’enfance, c’est l’hémisphère droit, la partie du cerveau qui organise les affects. Durant l’adolescence, c’est l’hémisphère gauche qui prend sa place et offre les ressources nécessaires à l’analyse et la logique. Et puis, il faudra encore 25 ans pour que le préfrontal puisse vraiment créer assez de connections entre les aires des deux hémisphères pour que le tout soit optimisé.
 
On sait également que, et Boris Cyrulnik en parle beaucoup, le cerveau crée quelque 300 millions de synapses par jour durant la petite enfance et l’adolescence si, et seulement si, le jeune se sent en sécurité. Cette sécurité se base sur la qualité du lien entre lui et un adulte – souvent le parent, mais aussi la puéricultrice ou l’enseignant – voire un groupe d’amis durant l’adolescence. Dès qu’il se sent insécurisé, les mécanismes de défense lui permettent de réagir, mais bloquent aussi le processus de maturation cérébrale.
 
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Vignette de A quoi bon être intelligents, si c’est pour détruire la vie ?

A quoi bon être intelligents, si c’est pour détruire la vie ?

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1)      Quels sont les pièges à éviter pour un enfant ou un étudiant qui révise ? 
De bonnes stratégies de travail nous aident à maîtriser plus facilement un nouveau savoir.
Piège 1 : Ne pas prendre le temps de s’installer dans un espace personnalisé, Séparé des distracteurs pour travailler sereinement. Agencer un environnement propice à la réussite. Trouver un endroit calme pour étudier. Disposer d’une table en permanence, une étagère dédiée pour regrouper les supports d’apprentissages au même endroit. L’espace de travail doit être bien rangé, car le plaisir vient avec l’ordre et les documents dont on a besoin sont la portée des mains.
Piège 2 : Ne pas avoir de pause créative après un travail de 20 minutes.
Des études indiquent que ne pas prendre des pauses engendrent de la fatigue mentale.La fatigue mentale correspond à une incapacité temporaire à atteindre ou maintenir une performance cognitive maximale suite à une activité mentale prolongée. En d’autres termes, on met plus de temps à lire, à réfléchir, et un rien perturbe notre attention. Il suffit que vous meniez une activité un peu trop longtemps pour que la fatigue mentale se fasse sentir.
Le cerveau stocke facilement… mais il efface aussi facilement.
De plus, « COMPRENDRE » NE SUFFIT PAS POUR « MÉMORISER », vous devez « OUBLIER » pour réactiver de ce que vous avez appris.
On restitue une information grâce à des indices récupérateurs (et encore mieux s’ils sont personnels), il est donc préférable de créer des fiches de révisions allégées et personnelles.
Piège 3 : Ne pas prendre le temps après la pause d’analyser son travail.
Être efficace ne veut pas dire réaliser tout ce que vous avez à faire, vous n’aurez jamais le temps nécessaire pour tout.
L’efficacité consiste à identifier les 20% des tâches qui vous apportent 80% des résultats, et de dédier tout le temps qu’il faut pour bien les réaliser.
Soyez clairs sur vos objectifs.

2)      Qu’est-ce qu’une révision efficace ? 
Comprendre est plus important que mémoriser de mon point de vue !
La révision efficace c’est donc se tester. Et souvent !
Des habitudes de réflexion augmentent l’efficacité des révisions et des apprentissages en général.
La réflexion est une forme de :
• Remémoration (que s’est-il passé ? qu’ai-je fait ? qu’est-ce que ça a donné ?)
• Élaboration (que ferais-je différemment la prochaine fois ?)
• Stimulation des canaux kinesthésiques (manipulation, toucher, écriture)
• Être actif et auteur du processus (sélection des informations importantes, rédaction des questions et des réponses, choix des mots ou des images au verso)
• Possibilité de mettre des images, des schémas, des photos ou des graphiques au dos des flash cards
• Format pratique, manipulable et transportable
• Révisions à plusieurs possibles
Vignette de A quoi bon être intelligents, si c’est pour détruire la vie ?

A quoi bon être intelligents, si c’est pour détruire la vie ?

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La rédaction m’avait gentiment proposé de rédiger un texte répondant au titre « vivre dans la paix et en accord avec notre environnement pour être heureux ». Jolie pensée qui, fut un temps, m’aurait séduit… mais me semble à présent totalement anachronique, tant la question n’est plus aujourd’hui d’être heureux, mais de sauvegarder la Vie. Celle des humains bien sûr (en tout cas dans des conditions décentes), mais pas que ! Car c’est l’ensemble du vivant qui est menacé sur terre ; pour preuve la sixième extinction massive des espèces, la première à être provoquée par l’humain, la première à le concerner directement.
La base-line du premier numéro de ce magazine affichait « utiliser intelligemment son cerveau ». Est-ce bien ce que fait l’humain depuis son arrivée sur cette planète ?
Lorsqu’il survécut au milieu des mammouths, découvrit le feu ou la roue, sans conteste. Lorsqu’il posa les bases de la démocratie en Grèce ou rédigea la déclaration des droits de l’homme, chapeau bas ! A l’inverse, les guerres de religion ou la shoah montrèrent comment la plus grande cruauté peut prendre le pas sur toute forme d’humanité. Et pourtant, ces derniers épisodes, aussi traumatisants soient-ils, ne sont rien, comparés au spectacle que nous déroulons depuis la deuxième moitié du XXè siècle : la destruction exponentiellement accélérée de la vie sur terre, sous le regard impuissant et éberlué des consciences de plus en plus nombreuses qui, heureusement, s’éveillent. 

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