Et si nous lâchions nos croyances limitantes sur l’argent

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  Pour offrir le meilleur de nous sans limite
Il est nécessaire de savoir que nous avons tous une relation à l’argent et que cette dernière influence bien plus notre vie que nous ne l’imaginons. Voici 2 exemples :
·         J’ai peur de manquer et bien que je souffre à mon travail, je ne m’autorise pas à entreprendre un projet de cœur par peur de ne pas gagner assez d’argent.
·         Je n’aime pas les histoires d’argent et ne m’occupe pas de mes finances. Je paye régulièrement des frais de rappel et ai d’autres désagréments (carte de crédit bloquée, etc.)  car je néglige cet aspect.
 
Notre relation à l’argent dépend de toute une série de croyances que nous avons soit vis-à-vis de l’argent ou de nous-mêmes. La plupart d’entre elles sont inconscientes.
 
Ici, intéressons-nous aux croyances limitantes. Quelques exemples typiques, parmi beaucoup d’autres, que je rencontre régulièrement dans ma pratique :
1.      L’argent, ce n’est pas pour moi
2.      Les riches sont des malhonnêtes, des profiteurs ou ils gagnent leur argent sur le dos des autres.
3.      Il faut travailler dur pour gagner de l’argent.
4.      Les problèmes dans le monde, c’est à cause de l’argent.
5.      Je n’arriverai jamais à gagner de l’argent de ma passion
 
Chacune d’entre elle a des conséquences différentes que je décris brièvement ci-dessous :
1.      Je suis dans les difficultés financières permanentes ou presque.
2.      Je me limite dans mes revenus et dans ma capacité d’épargne car j’ai peur de passer pour malhonnête ou profiteur si je gagne plus d’argent que la moyenne de ceux que je fréquente.
3.      Je travaille beaucoup (trop ?) pour gagner de l’argent. Même quand cela pourrait être facile, je vais compliquer les choses et ou des difficultés émergent qui rendent compliqué la tâche à faire.
4.      Je n’aime pas l’argent et … l’argent ne m’aime pas. Je manque d’argent, ne fais rien (ou presque) pour en avoir et critique ceux qui en ont.
5.      Je reste dans une activité qui ne me plait pas. Ou je fais une activité qui me passionne et pratique des prix ridicules.
 
A partir de là, il est intéressant et nécessaire de chercher d’où viennent nos croyances limitantes. Chaque situation étant unique, je vous transmets quelques pistes de réflexions.
 


L’histoire familiale :
Étant formé aux constellations systémiques et familiales, j’ai l’habitude de chercher ce que nous « portons » de notre histoire familiale afin de se libérer de ces « fardeaux ».
Ainsi, si nous venons de lignées du côté paternel et/ou maternelle qui a gagné peu d’argent, il est possible que par loyauté ou besoin d’appartenance on ne s’autorise pas à gagner plus ou à peine plus pour ne pas déranger, ne pas sortir du cadre, voire par peur du rejet.
Prendre le temps de visiter son histoire familiale sur le plan financier (faillite, conflit, vol, spoliation, surendettement, succession difficile, mauvais comportements avec l’argent, etc.) donne une mine d’information que je me sers dans mes activités pour accompagner les êtres humains à améliorer leur relation à l’argent.
 
Les croyances familiales :
Autre style de loyauté, celle des croyances familiales. Si j’ai régulièrement entendu (ou sous-entendu) de la part d’une figure importante (parents, grands-parents, parrain, etc.) que les riches sont des malhonnêtes, il est probable que je me limiterai par peur d’appartenir à la catégorie décriée par la personne en question. Idem, si ma famille se revendique socialiste, communiste, syndicaliste, etc.
C’est la même chose pour la croyance « l’argent, c’est pas pour nous ».
 
L’exemple parental :
Les exemples parentaux nous imprègnent : par exemple, si j’ai toujours vu mon père ou ma mère travailler énormément, probablement que je serai imprégné à travers leur exemple qu’on ne peut gagner de l’argent qu’en travaillant dur. Ainsi, j’observe des personnes se rendre la vie plus dure que nécessaire comme pour se donner bonne conscience de mériter son argent (gagner son pain à la sueur de son front).
 
Nos propres croyances :
L’exemple le plus représentatif est la difficulté à de donner de la valeur pour qui on est (en lien avec l’amour de soi). A partir de là, il sera très difficile de donner de la valeur à ce qu’on fait que cela soit pour demander un salaire en lien avec nos qualités, compétences et engagement ou pour poser un prix qui nous respecte, pour les indépendants.
 
La peur du regard des autres :
Une cause importante des croyances limitantes est la crainte du regard des autres. Que vont dire mes amis si je gagne beaucoup d’argent ? Et mes clients si j’augmente mes prix ? Et si je me mets en avant sur les réseaux sociaux, est-ce qu’on va me le reprocher ? Etc. Nous sommes des champions pour imaginer le pire. Si vous n’êtes pas prêt à déranger, à recevoir des critiques (la plupart du temps infondée), à être jalousé parce que vous avez un certain succès, inévitablement et inconsciemment, vous vous saboterez, procrastinerez et aurez toujours quelque chose de plus important à faire que ce qui vous propulserait à un autre niveau de réussite.


 
Le rejet de l’argent: de nombreux êtres humains n’aiment pas l’argent car ils en observent se déchirer pour en avoir plus (divorces, successions, etc.) ou des patrons d’entreprise faire preuve de peu de scrupule pour en avoir plus. Ils déduisent, par erreur, que le problème est l’argent alors que ce qui cloche est le comportement de ces personnes. Si 2 parents se battent pour la garde de leur enfant, il ne nous viendrait pas à l’idée de dire que c’est à cause de l’enfant. En fait, quand des êtres humains se battent pour de l’argent, inconsciemment, c’est pour leur représentation de l’argent qu’ils agissent ainsi. Ainsi si l’argent représente, inconsciemment, pour eux la sécurité, la liberté ou le pouvoir, il chercher à avoir plus de la chose en question.
L’argent est l’instrument utilisé pour assouvir sa soif de pouvoir, de liberté ou sécurité pour reprendre ces exemples répandus parmi d’autres.
 


« Challenger » ses croyances :
Pour pouvoir changer de regard sur nos croyances, il est nécessaire de les défier.
Par exemple, êtes-vous certain que si vous gagnez plus d’argent que votre lignée vous serez rejeté ? L’avez-vous vérifié ? Connaissez-vous des personnes de milieux modestes qui ont eu une belle réussite, y compris financière ? Ont-ils été rejetés ? Etc.
 
Dans ma pratique, je propose un processus de déloyauté aux croyances, comportements ou au fait d’attirer des situations compliquées. La déloyauté n’étant ni du manque de respect, ni un manque d’amour. Par exemple, l’objectif de s’autoriser à être déloyal à la croyance que « les riches sont des profiteurs » permet de se libérer de ce fil à la patte et à s’ouvrir à d’autres possibles.
J’observe que nous sommes nombreux à vouloir créer quelque chose de positif, avancer dans la vie et il y a comme des fils invisibles (nos croyances, celles de nos lignées, etc.) qui nous tirent vers l’arrière. Ainsi, malgré notre engagement, notre envie de contribution, les résultats ne sont pas à la hauteur.
 
Conclusion :
 
Il y aurait tant à dire tellement ce thème est …riche. Je propose toujours à mes auditeurs d’observer ce qu’ils vivent dans la matière qui n’est selon moi que le reflet de notre intériorité ; c’est-à-dire nos croyances sur nous, les autres, la vie et l’argent ainsi que de notre niveau vibratoire du moment. Personnellement, chaque fois que cela manque de fluidité dans mon activité professionnelle, je prends un temps pour voir ce que cela reflète de mon état intérieur. C’est le baromètre le plus aidant que j’aie trouvé pour faire des réajustements.
 
christian junod
Christian Junod  , 
Expert de la relation à l’argent. Il intervient en présentiel ou sur le WEB tant dans les milieux professionnels que pour les particuliers, en francophonie. Il est auteur ou co-auteur de 3 livres bestsellers, dont « Ce que l’argent dit de vous » aux Editions Eyrolles.

"La richesse n’est pas quelque chose que nous acquérons, c’est un état d’esprit." Wayne D. Dyer
 
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