Pourquoi ne jamais arrêter de nourrir son cerveau ?

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  Mais concrètement comment fait-on pour « nourrir » son cerveau ?
Déjà dans son assiette.
 
L’alimentation joue un rôle capital dans la nutrition du cerveau et cela commence déjà lors de la grossesse. Les aliments riches en oméga 3, l’huile d’olive, les anthocyanines des fruits rouges, les oléagineux, les poissons gras… Tous ces aliments sont bénéfiques pour le cerveau. Mais il ne s’agit pas de se jeter sur ces aliments uniquement, ils doivent faire partie d’une alimentation équilibrée et adaptée aux besoins. Ils sont différents selon l’âge de la personne et il faut considérer une approche globale. Autrement dit le cerveau n’est pas le seul à avoir besoin de nutriments et il ne faut pas négliger le besoin nutritionnel des autres organes.
D’autant plus que le cerveau n’est pas le seul organe nous permettant de mémoriser ou d’apprendre. Nos yeux, nos oreilles, notre peau ou encore nos sentiments peuvent influencer notre capacité de mémorisation. Tous nos sens nous aident à mémoriser, on parle de mémoire visuelle, auditive, olfactive, gustative, kinesthésique par exemple. De même, on se souviens beaucoup plus facilement d’un événement très drôle ou choquant plutôt qu’un événement neutre car l’émotionnel est impliqué. C’est pour cela que les techniques d’apprentissage par le jeu son si efficaces.
Pour conclure, un bon état de santé général constitue un terrain très favorable à l’apprentissage et au développement. Ainsi une alimentation équilibrée, une activité physique régulière et une bonne gestion émotionnelle sont des clés essentielles.

En stimulant son cerveau
 
Le jeune enfant à une activité cérébrale très intense, il doit tout découvrir, tout apprendre. Il établit un grand nombre de connexions neuronales et le cerveau est très malléable à l’apprentissage et aux effets de l’environnement. Puis, au fur et à mesure qu’il acquiert des compétences, son activité diminue. Pendant la scolarité encore, l’activité est importante, il faut apprendre, mémoriser, s’évaluer… On fait travailler nos méninges pour nous développer et obtenir les compétences nécessaires pour se lancer dans notre vie d’adulte. C’est aussi pendant cette période que le tri des connexions neuronales qui vont modeler considérablement les régions cérébrales indispensables au comportement social. Vous comprendrez donc l’importance d’un environnement bienveillant, dépourvu de harcèlement scolaire et autres conflits.
Une fois dans la vie active, nous continuons à nous développer mais plus aussi intensément. Il y a bien sûr la formation continue ou les promotions qui nous font grandir mais cela est bien faible comparativement à un étudiant. Cependant le cerveau mature est toujours capable d’évoluer. Par exemple, apprendre à jouer d’un instrument de musique, même adulte, va créer des connexions neuronales entre les aires auditives et motrices du cerveau. C’est pourquoi il est très important de continuer à apprendre. Car un cerveau très peu ou pas stimulé durant sa vie décline beaucoup plus vite qu’un cerveau stimulé régulièrement (hors contexte pathologique).

Et comment le stimuler ?
 
Pour continuer à stimuler votre cerveau à l’âge adulte vous pouvez faire des jeux de réflexion comme le Sudoku ou les mots croisés par exemple. Les jeux de société, stratégiques ou non, sont un bon moyen d’y parvenir aussi, surtout si vous passez un bon moment de partage et de joie. Si vous êtes plutôt geek vous trouverez une multitude de jeux d’entrainement cérébral tous plus divers et varié les uns que les autres. Vous n’aurez que l’embarra du choix, l’essentiel c’est de pratiquer régulièrement
Vous pouvez vous lancer dans une activité secondaire, professionnelle ou non comme le jardinage, l’apiculture si vous aimez l’extérieur, ou encore tricot, couture, bricolage, modélisme si vous êtes plutôt intérieur. Apprenez la musique, le dessin, les arts si vous êtes créatifs. Écrivez un livre ou tenez un blog, l’écriture est très bénéfique pour le cerveau. Ainsi, écrire quelques lignes sur une feuille le soir avant de se coucher permet d’améliorer les capacités de mémorisation. Il faut vraiment avoir conscience que cette démarche de développement personnel est utile à notre organisme, pas seulement pour notre cerveau, c’est tout notre corps qui se met en mouvement pour pratiquer nos activités. En effectuant une bonne action pour notre cerveau c’est tout notre corps qui en profite.
Aussi le milieu associatif permet de créer des liens, de réfléchir, de s’activer. Les relations sociales jouent un rôle très important dans le développement cérébral. On peut apprendre des tas de choses simplement en discutant avec des personnes, peu importe leur âge, leur catégorie socio-professionnelle ou leur origine.  
 


Et si je n’ai pas envie ?
 
C’est normal de ne pas avoir envie d’apprendre ce qui ne nous intéresse pas. Par exemple, vous aurez beau me répéter la date de naissance de Louis XIV, je ne la retiendrais pas puisque je n’en ai rien à faire et que ça ne m’est d’aucune utilité dans mes activités quotidiennes. Nous arrivons beaucoup mieux à retenir ce qui nous plait et ce dont nous avons besoin dans notre quotidien. Si je reprends l’exemple de la date de naissance de Louis XIV, elle me serait d’une grande utilité si j’étais professeur d’histoire et je n’aurais aucune difficulté à la mémoriser.
Quelques fois aussi, on apprend sans s’en rendre compte. La plupart du temps cela vient d’un besoin. Si l’on est salarié on peut avoir besoin d’acquérir de nouvelles compétences pour viser un poste plus important. Ou encore si l’on est entrepreneur on en a besoin pour développer de nouveaux produits ou services. C’est beaucoup plus facile quand on choisit son besoin que lorsqu’on le subit. Comme par exemple lors d’un parcours scolaire imposé ou du rajout de fonctions non souhaitées à un salarié.
Pour pouvoir le faire il faut savoir de quoi on a besoin ou envie il faut se poser les bonnes questions. Qui sommes-nous ? Quelles sont nos valeurs actuelles ? Qui veut-on devenir et quelles nouvelles valeurs souhaite-t-on défendre ? Quelles sont les compétences à acquérir pour réussir à être cette personne ?
 
 
Mais comment s’y mettre ?
 
Une fois qu’on a identifié nos besoins ou nos envies, il faut encore vaincre de nombreux ennemis tels que la peur, le doute, le manque de confiance, la procrastination, le manque de connaissances…. Lorsque le besoin est bien identifié et que la personne est déterminée à atteindre les objectifs qu’elle s’est fixé c’est plus facile d’éliminer les mangeurs de temps. Cependant, une bonne organisation peut s’avérer utile pour progresser rapidement.
Il faudra découper votre projet ou objectif en petites tâches à effectuer quotidiennement. Par exemple, si votre projet est d’apprendre le montage vidéo pour faire des supers films avec vos photos de vacances, planifiez-le. Décidez dans quel délai vous souhaitez être opérationnel et le temps quotidien à y consacrer. Par exemple 30 min de recherche et formation puis 30 min de pratique chaque jour. Lorsque le projet nous tiens vraiment à cœur il n’est pas difficile de sacrifier quelques distractions pour y consacrer du temps.
La peur ou le manque de confiance sont plus difficiles à vaincre. Il va d’abord falloir oser sortir de sa zone de confort pour s’apercevoir que c’est possible. Ainsi gagner en confiance pour recommencer. « Lorsque quelqu’un vous dit que c’est impossible, n’oubliez pas qu’il parle de ses propres limites ». Nous avons chacun nos propres limites et oser les repousser de temps en temps nous permet de nous développer.

Et pour conclure.
 
Je pense qu’il ne faut jamais cesser d’apprendre de nouvelles choses, tenter de nouvelles expériences, rencontrer de nouvelles personnes, grandir et se développer. Ce n’est pas une question d’âge car il n’y a pas d’âge pour apprendre mais c’est plutôt une question d’état d’esprit et de démarche personnelle. On peut tout à fait agir pour limiter le déclin de notre cerveau. 
 
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Caroline  ALESSI , 
Je suis créatrice du coussin de jambe disponible sur la boutique www.dorconfort.com et l’auteure du blog www.positivvalor.com où je partage des conseils en hygiène de vie, de sommeil et de fleur de Bach.
"Lorsque quelqu’un vous dit que c’est impossible n’oubliez pas qu’il parle de ses propres limites." 
Caroline ALESSI
 
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